09 novembre 2009
Il y a vingt ans, un monde nouveau naissait
Il y a vingt ans, le Mur de Berlin tombait. Le communisme est-allemand tombait sous les coups de burin d’un Peuple épris de liberté. Bien au-delà, le 9 novembre 1989 restera dans l’histoire comme la date symbolique de la chute du communisme en Europe. Ce fût également la fin de trois tragédies.
Tout d’abord, celle de la séparation contrainte et forcée du Peuple Allemand dont le pays devint le point central de la lutte est/ouest.
Ensuite, celle d’un continent, l’Europe dont la partie centrale et orientale fût kidnappée pendant plus de quarante ans par la dictature communiste.
Enfin, celui d’un monde marqué par la guerre froide et les nombreuses crises qui en découlaient : guerre du Viet-Nâm, guerre de Corée, crise des fusées à Cuba, etc.
Il aura fallu l’effort de personnes comme Willy Brandt, Helmut Kohl pour participer à la fin de cette division absurde du monde. Surtout, il faut citer Gorbatchev qui a été le principal artisan de la réunification allemande, européenne, du monde et, bien malgré lui, de l’écroulement de l’Union soviétique malgré ses efforts pour démocratiser cette puissance orientale, afin de donner au socialisme un visage humain. Sans doute ce fût la preuve la plus éclatante que le socialisme à visage humain est demeurera toujours une utopie.
Le monde du XXIème siècle est né le 9 novembre 1989. Il fête aujourd’hui ses vingt ans. Sans doute manque-t-il encore de matûrité et se cherche : la crise économique et la crise des valeurs en sont des révélateurs. Quoiqu’il en soit, le voilà débarrassé d’une des pires tragédies du siècle précédent : le communisme.
03 novembre 2009
Le droit de vote et l'intégration selon le Mrap
Je ne pouvais m’empêcher de réagir à l’interview de Mouloud Aounit, président de l’association bien-pensante « Mrap » paru sur le site internet de L’Humanité (eh oui, il m’arrive d’y aller !!!). Pour ceux qui auraient oublié, le Mrap est l’association qui a récemment porté plainte contre Hortefeux pour avoir commis le crime de plaisanter.
A la lecture de l’article, on se demande si M. Aounit se contente de lutter contre le racisme, comme le nom de l’association le laisserait penser (« Mouvement contre le racisme et pour l’Amitié entre les Peuples »), puisqu’il milite également pour le droit de vote des étrangers non communautaires. Etant donné qu’il ne précise pas s’il parle des élections locales, j’en déduis donc qu’il parle des élections en général.
Evidemment, je ne surprendrai personne en disant, ou plus exactement en écrivant, que je ne partage pas du tout son point de vue.
J’ai toujours appris à l’Ecole que la France était une Nation, c’est-à-dire, pour faire court, un groupe de personnes vivant sur un même territoire, liées par une histoire, une culture, parfois une langue, mais surtout par des valeurs communes. C’est en tout cas sur ce modèle que se sont construits la plupart des Etats européens au XIXème et au XXème siècle.
Par conséquent, j’ai du mal à comprendre que l’on veuille court-circuiter cette réalité qu'est la Nation, et qui se fait encore ressentir de nos jours, pour revendiquer le droit de vote pour des personnes qui ne souhaitent pas forcément adhérer à nos valeurs. Il me semble que la logique voudrait que seuls les Français aient le droit de disposer du destin de leur pays, de la même manière que les Algériens ou les Ouzbeks du leur. Et j’imagine d’ici comment, de leur côté, les Algériens par exemple prendraient la chose si on leur demandait d’offrir le droit de vote aux quelques Français présents là-bas (surtout si l’on prend en compte le lourd passé colonial entre les deux pays).
Par ailleurs, offrir le droit de vote aux étrangers signifierait qu’ils puissent voter dans deux pays à la fois. Or, si nos racines peuvent être multiples, on ne peut et on ne devrait appartenir qu’à un seul pays et ne voter que dans ce pays uniquement (voilà pourquoi je suis contre cette aberration qu’est la double nationalité). Rien n’empêche un étranger d’abandonner sa nationalité et de prendre celle de la France, afin de pouvoir voter aux élections et de décider de l’avenir d’un pays qui, pour le coup, serait véritablement le sien.
Le problème est qu’après avoir donné aux citoyens de l’Union Européenne le droit de vote aux élections locales et évidemment européennes dans un pays autre que le leur, les revendications des étrangers non communautaires pourraient paraître légitimes. Sauf qu’il y a une différence majeure : l’Europe est depuis 1992 un ensemble politique, qu’elle tend à devenir fédérale et que la plupart des acteurs politiques souhaiterait en faire un ensemble culturel ; en résumé, on cherche à créer l’ébauche d’une Nation.
Enfin, ce qui n’a pas manqué de me faire réagir, c’est la déclaration de M. Aounit selon laquelle la société française a échoué dans son modèle intégrationniste. Or ce n’est pas à la France d’intégrer et de s’adapter aux immigrés mais le contraire. Comme le dit l’adage : « A Rome, on fait comme les Romains » car personne n’aime voir des étrangers venir bouleverser des valeurs qui se sont lentement construites pendant des siècles. Comme je l’avais déjà écrit, la France n’admet qu’une seule communauté : celle qui se rassemble autour des valeurs de la République. Par conséquent, le pluralisme défendu par M. Aounit, y a-t-il sa place ? Je pense au contraire que cette solution, si tentante soit-elle, est complètement utopique. Ainsi, les Etats-Unis, que l’on érige souvent comme un modèle de pluralisme, est certainement le pays où les tensions ethniques sont les plus fortes.
28 octobre 2009
Le Cantal, ça peut être fatal...
Le petit monde des bien-pensants s’agite en ce moment autour d’une banale publicité vantant les mérites d’un fromage auvergnat, le Cantal. Publicité assez comique au demeurant, avec des protagonistes aussi ridicules les uns que les autres (comme dans 90 % des publicités).
Cependant, l’association féministe « la Meute des chiennes de gardes » et Marie-Georges Buffet, patronne du PCF et députée de la Seine-Saint-Denis ont décidé de prendre la défense de Chantal, personnage principal, arguant du caractère soi-disant sexiste primaire de cette publicité.
De mémoire, il ne me semble pas que les Régis aient porté plainte contre les Nuls après la création de leur saga « Régis est un con ». Sans doute est-ce parce qu’ils ont, eux, le sens de l’humour et de la dérision...
En fin de compte, ce n’est pas la publicité qui fait le plus rire mais plutôt les réactions qu’elle a pu susciter chez certains. Quant à M-G. Buffet, heureusement pour elle que le ridicule ne tue pas.
A moins que ce ne soit, simple supposition, un avant-goût du programme des communistes aux prochaines régionales : « défendre Chantal contre le Cantal ». Voilà qui risque de passionner les électeurs...
Quant à la publicité, la question est désormais de savoir si le Cantal lui sera fatal. Quoi qu'il arrivera, le Cantal aura quand même eu droit à sa publicité !
Pour visionner les trois publicités si controversées :
http://www.youtube.com/watch?v=L6g_AXKR6hs&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=TfX0HNMCjg0
http://www.youtube.com/watch?v=7t_5VTntuPg&feature=related
08 octobre 2009
ça chauffe à gauche du SAN
La
réunion du comité syndical du SAN qui s'est tenu le 24 septembre dernier aura
été une fois de plus l'occasion de voir les divergences profondes - pour ne pas
dire la haine exacerbée - entre les communistes, en particulier ceux de champs,
et les socialistes.
Ainsi, M. Vachez, socialiste et maire de Noisiel, a subi les foudres venant du
banc des communistes (car au SAN, les élus sont disposés par groupe politique
et non par commune comme cela devrait logiquement se faire), plus précisément
de la part de MM. Guillaume (Champs), Brunel (Torcy) et de Mme Tallet, maire de
Champs-sur-Marne. Les Verts, en l'occurrence M. Leclerc (Champs), ont eux-aussi
ajouté leur petite touche dans cette arène de gladiateurs qu'est en réalité le
SAN.
Mais comme les socialistes sont revanchards, il était bien évident qu'ils ne
pouvaient en rester là. Ainsi, par la voix de M. Kalfon (Noisiel) qui n'a sans
doute pas pu supporter de voir son patron ainsi villipendé, les socialistes ont
mis en cause les compétences de M. Guillaume et sa connaissance des dossiers
dont il est censé s'occuper. Le fougueux "Dany le Rouge" (vraiment
rouge celui-là) lui a donc rétorqué en hurlant qu'il ne voulait pas « être pris
pour un neuneu ».
Cause de la discorde : la sortie prochaine de l'OIN (Opération d’Intérêt
National) et la fin du SAN.
Evidemment, lorsqu'il s'agit de points qui n'ont aucun rapport avec le SAN
(motion contre la privatisation de la Poste, diatribes contre le Président le
République et la dérive fasciste de l'Etat-UMP, bref le baratin habituel), les
élus socialistes et communistes savent se rejoindre. Inquiétant de constater
que seule la démagogie et non le sérieux les rapproche.
Car, lorsqu'il s'agit cette fois-ci de parler du SAN lui-même, c'est l'implosion
au sein de cette majorité. Pas étonnant donc que le SAN soit si mal géré (c'est
la Cour des Comptes qui le dit). Par exemple, le SAN se montre depuis des
années incapable de régler la question du prix trop élevé du mètre cube d'eau
(cf. http://www.mairie-emerainville.fr/images/elus/ecrits/prix-eau/article-prix-eau-la-marne.htm).
Le SAN ne pourra réellement fonctionner que lorsqu'il changera d'élus. Ce qui
revient à changer en premier lieu les élus des 4 communes de gauche qui
"dirigent" le SAN. Quand on voit en particulier le comportement élus
communistes de Champs, on se dit que le changement n'est pas seulement
possible, mais aussi qu’il est nécessaire.
05 octobre 2009
Le "soviet spirit" est de retour ! - acte II
Les organisateurs de la votation citoyenne sur le devenir
de la Poste affichent avec fierté leurs 2 millions de participants à leur faux referendum.
Il n’y a pourtant pas de quoi être fier d’avoir organisé un scrutin bidon qui
nous ramène au temps des soviets.
La gauche française, dont il est probable qu’elle a
opéré en sous-main cette mascarade, cherche à montrer la vérité telle qu’elle
voudrait qu’elle soit.
En effet, personne ne peut croire que ce scrutin sans valeur juridique et incontrôlé reflète l’opinion de l’ensemble des Français. Par conséquent, la
gauche ne peut s’arroger la légitimité populaire sur la base de ce carnaval
électoral. Il serait bon de lui rappeler qu’elle n’a pas été élue en 2007, la
droite oui. Sans doute devrait-on également lui rappeler que c’est précisément elle
qui a, en son temps, approuvé le changement de statut de la Poste. La gauche se
renierait-elle ? Non. Elle prépare tout simplement les régionales…
La gauche française fait encore une fois preuve de
démagogie et d’amnésie. On finit par avoir l’habitude. Comme elle ne parvient
pas à se faire entendre auprès de la Nation parce qu’elle n’a plus rien à lui dire,
elle décide de se rabattre sur de vils procédés anti-démocratiques qui ne lui rendent
pas honneur.
27 septembre 2009
Le "soviet spirit" est de retour ! - acte I
Le soviet de Champs-sur-Marne a encore frappé ! Il vient en effet de décider d’organiser une consultation locale sur « la privatisation de la Poste ». Nous aurons donc le choix entre OUI ou NON. Sauf que…
1) Le bulletin est accompagné exclusivement d’un tract mensonger sur une soi-disant privatisation de la Poste et sur ce qui en découlerait, à savoir la dégradation du service rendu jusque-là. Pourtant difficile de faire pire que la Poste aujourd’hui dans ce domaine… Mais peu importe, dans l’esprit de notre bien-aimée maire de Champs-sur-Marne, privatisation = catastrophes à venir. Encore une fois, Madame Soleil, alias Maud Tallet, vient d’astiquer sa boule de cristal pour nous lire l’avenir. Chapeau Mme le Maire, vous faites payer les consultations ou c’est gratuit ? Bref, toujours est-il que l’on ne trouve nulle trace d’un bulletin soutenant l’ouverture du capital de la Poste (décidé au passage par le gouvernement Jospin auquel ont participé les communistes…). L’art d’orienter un vote…
2) Le bulletin est à renvoyer en mairie. Autrement dit, impossible de vérifier si le scrutin sera régulier ou non. Il faut dire que ces derniers temps, il semblerait que la gauche ait la fâcheuse habitude de bourrer les urnes, n’est-ce-pas Mme Aubry…
« Chassez le naturel, il revient au galop ». En effet, difficile pour le PCF de faire complètement table rase de son passé pro-soviétique sans que les mauvaises habitudes ne reprennent le dessus…
Non seulement, la méthode est anti-démocratique, mais en plus elle est aussi ridicule que les années où Saddam Hussein se faisait réélire avec 100 % des voix. Si Bouglione manque un jour de clowns, il pourra toujours venir en recruter à la mairie de Champs.
Plus sérieusement, les communistes n’ont-ils rien d’autres à communiquer que ce genre d’inepties à leurs administrés ? Il faut donc en déduire qu'il ne se passe pas rien à Champs.
Rassurez-vous, "camarades" campésiens, je ne compte pas prendre part à votre carnaval : ce serait gâcher une enveloppe...
22 septembre 2009
Il n'y a rien à craindre de la modernité
Alors que bon nombre d’associations, d’intellectuels,
de personnalités politiques et de citoyens français se réjouissent du refus du
ministre de l’immigration, Eric Besson, de signer le décret d'application sur les
tests ADN pour le regroupement familial, il est regrettable que la France se montre une fois de plus désespérément hostile à la
modernité. Alors que l’acide désoxyribonucléique (ADN) a été découvert depuis
plus de 50 ans et que la recherche n’a cessé dès lors de progresser, la société
française demeure frileuse.
20 septembre 2009
Une blague à mourir... mais pas de rire
« Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Voici donc la phrase qui a fait trembler le fauteuil ministériel de son auteur, Brice Hortefeux.
Piégé par une caméra qui rôdait par là, le plus sarkozyste des sarkozystes a été surpris en train de raconter à un jeune militant d’origine maghrébine une plaisanterie sur… les Arabes. Plaisanterie que le ministre de l’Intérieur et ex-ministre de l’immigration aurait mieux fait de reconnaître, plutôt que de s’enferrer dans une défense interminable et fragile, quoique courageuse.
Une blague qui a, quoi qu’il en soit, déclenché une fois de plus l’ire des zélateurs du prêt-à-penser présents dans les associations anti-racistes (SOS Racisme, Mrap, etc.) et dans les partis de gauche. Auraient-ils réagit de la même manière si Hortefeux avait à la place fait une plaisanterie sur les blondes ?
Certes non puisque pour ces quelques individus qui prétendent détenir une morale ne devant souffrir d’aucune remise en question, le racisme ne marche que dans un seul sens, en particulier lorsqu’il vient de la droite. Car les a-t-on vu aller porter plainte contre ces quelques enfants issus de l’immigration qui sifflent la Marseillaise pendant les matchs de foot entre deux insultes du type « nique les blancs ! » ou « nique la France ! » ? A-t-on vu SOS Racisme houspiller Manuel Valls pour ses propos sur l’absence « de blancs, de white, de blancos » sur le marché d’Evry ?
Brice Hortefeux devait-il s’excuser ? D’avoir été pris sur le fait sans doute (<-- ironique), mais pas d’avoir fait une plaisanterie qui relevait plus de la facétie que de la méchanceté, le jeune homme « victime » de cette plaisanterie ayant l’air de l’avoir comprise dans ce sens d’ailleurs, au vu de sa réaction sur la vidéo. Mais avec les extrémistes de l’anti-racisme, il suffit de peu pour monter une affaire en épingle. En suivant leur raisonnement, il faudrait aussi penser à excommunier tout individu qui plaisanterait sur les Corses, les Belges, les Anglais, les Américains, les Japonais, les blondes, les brunes, les rousses, les chauves, les hommes, les femmes, les fonctionnaires, les plombiers, etc. Ce qui ferait finalement beaucoup de monde à crucifier…
Brice Hortefeux a donc eu raison de ne pas s’excuser pour ses propos. Cela aurait sans doute trop fait plaisir à ces quelques donneurs de leçons qui ne comprendront décidément jamais qu’il n’existe pas de vérité unique et que, par conséquent, personne ne peut prétendre la détenir. C’est pourtant ce qu’ils continuent à faire.
14 septembre 2009
L'utopie et la réalité
La Fête de l’humanité s’est clôturée hier. Le
rideau est tombé sur trois jours de festivités pendant lesquelles les partisans
de la gauche radicale (communiste et extrême-gauche) se sont abreuvés de
discours lénifiants, ont entonné l’internationale, ont bien sûr fait la
critique du gouvernement, et ont copieusement sifflé le ministre du budget,
Eric Woerth, ainsi que le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand (à part
ça, c’était la fête de la fraternité…).
Il est toujours facile de critiquer ce que fait la
droite, mais peut-être faudrait-il aussi et d’abord faire son auto-critique (ou
dit, autrement, « balayer devant sa porte »)
Auto-critique collective pour commencer. Car la
fête dite « de l’humanité » n’est, au regard de l’histoire, donc des
faits, que la fête d’une utopie qui a créé le goulag et les
« démocraties » populaires à parti unique, provoqué 100 millions de
morts, et qui a commis et commet encore aujourd’hui des exactions dans certains
pays comme la Chine. Pourra-t-on d’ailleurs nous expliquer pourquoi les partis communistes
chinois et cubains ont été conviés ? Pour saluer leur bilan annuel de
sites internet et blogs censurés ou celui du nombre d’opposants exécutés ? Pourra-t-on
nous expliquer ensuite la présence de l’extrême-gauche ? Evidemment, si l'UMP invitait le FN dans un de ses meeting, elle subirait ipso facto les foudres de la gauche moraliste…
Auto-critique individuelle ensuite. Car une fois
les tables rangées, les tribunes démontées et les guirlandes ramassées,
certains des festifs qui se disent communistes sont revenus à leur dure
réalité : reprendre l’autoroute dans leur Citroën C6 haut de gamme à
50 000 euros pour rejoindre leur résidence privée… Bien loin donc des
préconisations de Marx sur la mise en commun (d’où le terme « communiste »)
des moyens de productions, ainsi que sur l’abolition de la propriété privée. Bref,
faites ce que je dis, mais faites pas ce que je fais.
Bien qu’incapables, pour certains d’entre eux, de vivre
en accord avec leurs idées, ces généreux communistes/gauchistes continuerons néanmoins
à nous donner des leçons sur la fraternité, la solidarité, les inégalités sociales,
la démocratie, le racisme et j’en passe.
« Vous n'avez pas le monopole du cœur », disait Giscard, alors, de grâce, cessez donc de nous faire la
morale !
11 septembre 2009
La gauche morale
Depuis des années la gauche nous ressasse sa soi-disant « supériorité morale » sur la droite. On a encore en mémoire les propos relevant de la révision historique de Lionel Jospin à l’Assemblée Nationale le 14 janvier 1998, lorsque celui-ci se permit, tout de go et sans un brin de manichéisme, d’affirmer que la droite était « anti-dreyfusarde et esclavagiste » tandis que la gauche était « dreyfusarde et pour l’abolition de l’esclavage ».
Si les Députés de feu l’UDF et feu le RPR n’avaient pas quitté l’hémicycle, on imagine qu’il aurait certainement continué sa diatribe en affirmant que « la droite était collaborationniste et la gauche résistante », oubliant au passage la désertion de Maurice Thorez pendant la drôle de guerre ( alors que l’Allemagne d’Hitler et l’URSS de Staline étaient alliées pour dépecer la Pologne), oubliant le fait que les deux seuls partis de l’ultra collaboration (le PPF et le RNP) étaient dirigés par un ancien dirigeant communiste, Jacques Doriot, et par un membre du gouvernement du Front Populaire, Marcel Déat, et que l’homme du 18 juin, qualifié dans « Le coup d’état permanent » de François Mitterrand de « caudillo, de duce, de führer et de conducator » , était un patriote de la droite conservatrice et catholique. Comme dirait le proverbe: « il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ».
Depuis 1998, les litanies moralistes continuent perpétuellement de la part de la gauche en général et de la gauche caviar en particulier. Pourtant, les évènements de cette semaine mettent beaucoup de plomb dans l’aile à ces donneurs de leçons.
Commençons par le Parti Socialiste, ou ce qu’il en reste, avec la sortie d’un livre intitulé « Hold-up, arnaques et trahisons », livre écrit par les journalistes Antonin André et Karim Rissouli, qui nous confirme que les élections internes au PS se sont déroulées avec des méthodes dignes d’une république bananière incluant bourrage des urnes, violences, intimidations, j’en passe et des meilleures. De tels actes seraient dénoncés par le même Parti Socialiste si ils se passaient à droite mais, pour les socialistes, un autre proverbe est roi: « Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais ».
Continuons avec le Parti Communiste, dont il reste encore moins que le PS ce qui veut tout dire, et qui n’est pas lui non plus avares de leçons de morale.
Si vous visitez le site de la « fête de l’Humanité », vous pourrez constater que le Parti Communiste Cubain et le Parti Communiste Chinois y auront un stand le weekend prochain. Ainsi, le régime de Castro qui n’a jamais organisé la moindre élection depuis 50 ans sera représenté, tout comme le Parti Communiste Chinois qui, à titre d’attraction, pourrait proposer en direct une exécution d’opposant politique chinois ou tibétain.
Cependant, ayant gardé le meilleur pour la fin, il est amusant de constater que la Ligue des Droits de l’Homme y aura aussi un stand…
Vous savez, la Ligue des Droits de l’Homme, celle qui pétitionne contre la peine de mort aux USA sera voisine de deux pays (parmi d’autres) où les opposants politiques son enfermés, torturés et exécutés mais, chut, ce sont deux dictatures de gauche.
La même Ligue des Droits de l’Homme qui exprimait son émotion il y a quelques semaines lors de la réception de Philippe de Villiers au sein du comité de liaison de la majorité…Mais il est vrai que Philippe de Villiers étant de droite il est moins fréquentable que les communistes cubains ou chinois dont on ne compte plus les hectolitres de sang qu’ils ont fait couler…
Truquer les élections et bourrer les urnes d’un côté, fricoter avec les pires dictatures d’un autre, donner des leçons de démocratie, de tolérance et de « républicanisme » des deux… Elle a de la gueule « la gauche morale ».
Source : http://www.vudedroite.com/